Imprimer cette page |
Envoyer à un ami |
Recevoir les nouveautés Naxos en RSS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
es concertos de Max Bruch, c’est un peu le romantisme allemand à l’usage des « ménagères-de-moins-de-cinquante-ans » dans les années 1870-1910 ; en tous les cas, c’est l’impression qu’ont de lui tant de mélomanes, un peu rebutés par les accents légèrement en-veux-tu-en-voilà de son Premier concerto pour violon. Certes, Bruch n’a jamais dévié de son style romantique, y compris après que d’autres eurent écrit Tristan et Isolde, Le Prélude à l’après-midi d’un faune ou Le Sacre du printemps, et bien qu’il côtoya Mahler, Liszt, Wagner ou Bruckner au cours de la longue carrière, il ne se laissa influencer par rien ni personne.
Cela dit, lui-même se plaignit amèrement de l’envahissante renommée de son Premier concerto qui éclipsa bien d’autres de ses œuvres tout aussi intéressantes, voire bien plus encore, comme ses opéras, ses oratorios, ses symphonies, ses quatuors à cordes, et naturellement ses Second (1877) et Troisième concertos (1891) que voici. C’est Sarasate en personne qui créa le Second à Londres, sous la direction du compositeur lui-même. Il apparaît que le caractère très tragique de l’œuvre ait suivi un « programme » suggéré par Sarasate, à savoir la Première guerre civile espagnole (Guerre carliste, ou Guerre de succession, 1833-1846) ; champs de batailles couvertes de morts, marches funèbres, charges de cavalerie, bref, tout l’arsenal de la musique descriptive. Cela dit, on peut très bien écouter ce concerto sans se préoccuper le moins du monde d’histoire ou de peinture musicale : c’est tout simplement une très belle œuvre, assez hispanisante par moments, et voilà.
Le Troisième concerto fut dédié à Joachim ; brahmsien de bout en bout, l’ouvrage ne manque ni d’éloquence, ni de panache, ni d’esprit réactionnaire ! De la belle ouvrage romantique en diable, diaboliquement défendue par le violoniste Maxime Fedotov, la grande école russe de violon, à laquelle ce répertoire colle comme un gant.
Détail des pistes :
BRUCH Max
Concerto pour violon & orchestre n° 2 en ré mineur, op. 44
1 - 1 I. Adagio ma non troppo (10mn 24s )
1 - 2 II. Recitativo : Allegro moderato (3mn 51s )
1 - 3 III. Finale : Allegro molto (9mn 12s )
Concerto pour violon & orchestre n° 3 en ré mineur, op. 58
1 - 4 I. Allegro energico (17mn 35s )
1 - 5 II. Adagio (10mn 39s )
1 - 6 III. Finale : Allegro molto (8mn 37s )

Votre compte
Abonnez-vous au flux RSS Abeille News
Œuvres de Goudimel, Vallet, Schütz, Grandi, Taksim, Bourgeois... / A. Ozan, chant - R. Crowe, soprano - S. Rath, luth - A. Nachtsheim, luth - A. Jochem de La Rosée, viole de gambe - L'Arte del Mondo - Vocal Consort Berlin - Pera-Ensemble - M. Yesilçay, dir.
Œuvres de Tchaïkovski, Mendelssohn, Dvorák, Respighi, Rossini, Weber, Moussorgski, Bizet, Grieg, Fauré, Massenet, Beethoven... / Orchestre Philharmonique Slovaque - Michael Halász & Anthony Bramall, dir. - Capella Istropolitana - Jaroslav Krecek, dir....
Peter Barsony, alto - Marta Gulyas, piano - Erkel Chamber Orchestra - Gergely Vajda, direction
HCD32626 - Hungaroton Classics
1 CD Classique
Paru le 09/09/2010
C130021 - Campanella Musica
1 CD Classique
Paru le 07/09/2010
C130106 - Campanella Musica
1 CD Classique
Paru le 07/09/2010
CDR90000088 - Cedille Records
1 CD Classique
Paraîtra le 14/09/2010